
Anne Barbusse est née en 1969. Anne Barbusse habite dans le sud de la France. Agrégée de Lettres Classiques, elle a d’abord enseigné la littérature latine à l’Université Paris VIII puis le français langue étrangère aux adolescents migrants. Depuis 2020, elle a publié des textes dans de nombreuses revues numériques ou papier dont « Arpa », « Le capital des mots », « Traction-Brabant », « Comme en poésie », « Cabaret », « Mot à maux », « margelles », et des recueils de poésie
Elle traduit également de la poésie grecque contemporaine.
Passionnée de cinéma, elle publie aussi des textes de création pour« transposer » un film en poème.
Recueils de poésie : Chronique d’un machisme rural, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2026 / À moins que Marseille (avec des photos d’Adèle Nègre), Milagro, 2025 / Les enfants sans mistral, Unicité, 2025 / L’incomplète, Rosa Canina, 2025 / Les mères sont très faciles à tuer, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2025 / Terra (in)cognita, Unicité, 2024 / Ohitza (avec Loan Diaz), Poétisthme, 2024 / Ils ont défécondé l’avenir, Encres vives, 2024 / Ma douleur planétaire, Tarmac, 2024 / Recluse, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2023 / La non-mère, Pourquoi viens-tu si tard ?, 2023 / À Petros, crise grecque, Bruno Guattari Éditeur, 2022 / Les accouchantes nues, Unicité, 2022 / Moi la dormante, Unicité, 2021 / Les quatre murs le seau le lit, Encres vives, 2020.
Traductions : Objets de valeur, Panos Kyparissis, éditions Enipnio, Athènes, 2026 / Exil à la naissance, Yorgos Stergiopoulos, Bruno Guattari Éditeur (coll. dialogues), 2025
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À Petros, crise grecque., est une histoire grecque et française, cinématographique et internationale, plurilingue et catastrophique, antique et contemporaine, où s’entrelacent crise amoureuse et crise économique.
Ce recueil, au ton résolument actuel, nous donne à lire un texte poétique, riche et dense, mais hors normes, tant par la forme, qui ne s’interdit pas le récit – agencé comme une (petite) tragédie – que par le brassage de styles (entre tonalités lyrique et épique), faisant alterner des rythmes d’écriture amples ou saccadés. « Un texte romantique dans un monde capitaliste. » précise-t-elle.
ISBN : 978-2-492713-14-9 / Dépôt légal : 09.2022

Un extrait de À Petros, crise grecque.
Baisers volés
un baiser sur la joue – un baiser rapide sur les lèvres – un baiser sur la main dans la voiture et un sur les cheveux, devant l’aéroport – Baisers volés –
le corps dans le creux du corps de l’autre – à la fin c’est toi qui te loves dans la tiédeur – la chambre est chaude comme un avant-printemps –
je t’aimerai sans les mots, pour que tu ne prennes peur –
tu es
effrayé des mots vifs – l’affection pour toi se vit entre les peaux mais ne doit pas
porter de noms sous peine de s’estomper – les mots
pâlissent les sensations – je sais
l’histoire des hommes sans paroles – compliqués tous deux donc amour compliqué –
plus effrayé des mots que des actes lents – pour dormir ensemble nous n’avons pas besoin des paroles qui
s’envolent, juste des corps vivants – au bout du monde ne subsiste pas même l’apparence des rêves
– la tendresse est un présent absolu
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Exil à la naissance (collection « dialogues », bilingue) est un recueil de poèmes de Yorgos C. Stergiopoulos, traduit du grec moderne en français par Anne Barbusse.
Dans ce recueil de poèmes, images et descriptions donnent vie aux questions de notre propre existence. Inspiré par la force de Rilke, la veine explorée par Camus et Tasos Leivaditis et la philosophie de Sartre et de Nietzsche, l’écriture de Yorgos C. Stergiopoulos se veut un défi à la quête du sens parmi la beauté et la douleur de la vie.
ISBN : 978-2-492713-33-0 / Dépôt légal : 06. 2025

Extraits d’Exil à la naissance :
Alentour la nuit, femme trompée.
Sur le ciel elle s’étend, un rêve
frais sur son visage.
Elle se tourne. La robe noire,
un écheveau dans ses jambes.
Elle se retire et, de la lèvre du ciel,
surgit le drap bleu.
Ce que craint le cauchemar :
la venue de l’azur,
cette lumière qui se lève.
Crains les dimanches. Ils sont enceints du lundi.
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Soleil ardent au plafond.
Les rayons chauffent à blanc les yeux,
un regard fondu se répand, sur l’enclume
les nains cisèlent les chaînes d’or.
Nulle part de liens, seulement des frontières.
Le chaînon est alliance à la main.
Libres emmurés.
Prison princière de toute beauté,
vêtue de pensées officielles,
qui séduit effrayés, aveugles et menteurs.
Pas de murs. L’enfer c’est seulement l’immense.
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